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Qu’est-ce qu’un Bad Trip ?

21 décembre 2023 Lecture : 7 mins

Le sujet des substances psychotropes est souvent assorti de certaines appréhensions bien compréhensibles. Elles concernent essentiellement 3 points : l’addiction, les contre-indications et le risque de Bad Trip. Le meilleur moyen de sécuriser ces 3 thématiques est avant tout de s’informer.

Qu’est-ce qu’un Bad Trip ?

Celles et ceux qui ont vu des films comme Trainspotting (Danny Boyle, 1996) ou Las Vegas Parano (Terry Gilliam, 1997) se souviennent sans doute des scènes de Bad Trip impressionnantes. Le premier montre un bébé rampant au plafond d’une façon très angoissante et le second voit les clients d’un bar transformés en dinosaures menaçants et lubriques. Depuis longtemps, le cinéma nous apporte des images assez nettes de ce que pourrait être un Bad Trip. Ce sont peut-être en partie ces images de la culture populaire qui nourrissent nos craintes 

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Las Vegas Parano, le guide de tout ce qu’il ne faut pas faire

En tous cas, cet aspect soulève des appréhensions car, dans certaines conditions, il arrive en effet que la navigation à travers les ondes psychédéliques ne soit pas aussi calme qu’on puisse l’espérer. Pourtant, la notion de Bad Trip est souvent exagérée quand on parle de cérémonie aux champignons magiques car il y a une variable essentielle à prendre en compte.

Les effets du bad trip

À ne pas confondre avec une overdose, le “Bad Trip” décrit une expérience où le consommateur se trouve catapulté dans une réalité altérée. Celle-ci est souvent empreinte de peur, de paranoïa, et de détresse. Là, il peut être harcelé par des hallucinations visuelles et auditives, des bouffées de terreur et une perte de contrôle sur ses propres pensées et émotions. Bien que ces états soient passagers, ils sont susceptibles de créer un climat anxiogène et perturbant d’où leur mauvaise réputation.

Bad trip et psilocybine : une notion à relativiser

En général, on qualifie de Bad Trip les expériences psychologiques négatives dûes à l’ingestion de cannabis ou de certains psychédéliques. À la question de savoir si les truffes magiques peuvent produire des Bad Trip, il faut répondre oui, mais cela dépend du contexte.

En effet, avec les champignons à psilocybine, il arrive parfois de vivre une expérience de confrontation émotionnelle intense. Sans préparation et sans cadre, elle est éprouvante et déconseillée. Mais dans une structure expérimentée comme une retraite psychédélique, elle change totalement et s’inscrit davantage dans un cheminement psychologique que dans une perte de contrôle cauchemardesque. On appelle ça une expérience challenging

Différence entre Bad Trip et Expérience Challenging

Si le bad trip peut être comparé à une tempête inattendue, l’expérience challenging de la psilocybine serait plutôt une mer agitée qu’on choisit de traverser dans un but bien précis.

Bien que cette dernière soit semée d’embûches, elle n’est pas dénuée de sens, ni d’intérêt personnel. Une expérience challenging, tout en étant éprouvante, est souvent imprégnée d’une introspection profonde. À la fin, elle peut ouvrir la porte à une compréhension et une acceptation nouvelles de soi-même. La peur et l’inconfort sont présents mais sont perçus comme des défis à relever, plutôt que comme une menace insurmontable, faisant de cette épreuve une voie potentielle vers la croissance personnelle et spirituelle.

Le bad trip, un cauchemar traumatisant

Le Bad Trip emmène ses voyageurs sur le terrain d’un effroi irrationnel, avec des images proches de films d’horreur. Les scènes d’hallucinations sont très impactantes et très variées. On lit sur internet des témoignages évoquant des défunts, des tueurs, des clowns, des insultes ou des impressions de séquestration.

Le bad trip survient dans des conditions très identifiables : un environnement bruyant, des gens qui vous sollicitent, vous parlent, vous touchent, des mélanges avec l’alcool ou le cannabis. C’est donc un phénomène lié qu’on retrouvera plus fréquemment dans une consommation récréative. Par définition, celle-ci s’appuie sur la spontanéité et donne peu d’importance à la préparation, à l’introspection ou au calme.

Les personnes qui ont vécu un Bad Trip sont parfois traumatisées et en reparlent des mois après, ce qui n’est pas le cas des expériences challenging.

L’expérience challenging, une prise de distance naturelle

A l’inverse du Bad Trip, le challenge s’appuie sur des résurgences émotionnelles qui ne sont pas horrifiques. Il s’agit plutôt de sensations. La psilocybine, par exemple, est capable de faire ressurgir temporairement des sentiments de solitude ou d’abandon ainsi que des émotions liées à des violences subies. Une des craintes récurrentes est la peur de rester dans cet état pour toujours. Ca n’est pas facile, mais la différence avec un Bad Trip vient du fait que le consommateur va changer de point de vue par rapport à ces différents phénomènes.

Face à ses propres vulnérabilités, il va devenir capable de les remodeler. Cette nouvelle position est l’une des clés pour une meilleure compréhension de soi.

Il est donc quasiment impossible de faire un bad-trip dans un cadre professionnel puisque toutes les conditions de préparation, de contrôle et de sécurité sont réunies. C’est l’essence même d’une retraite psychédélique.

Les Moyens d’Éviter les Difficultés

L’expérience challenging n’est pas traumatisante et elle n’empêche absolument pas de découvrir de nouveaux horizons intérieurs. En fait, elle peut même accélérer le phénomène. Néanmoins, on n’a pas toujours envie de se confronter à une épreuve, fut-elle bénéfique à moyen terme. Dans une retraite psilocybine légale, la présence d’un entourage expérimenté est justement la clé pour pouvoir sortir de cet état facilement.

Pour certains, l’expérience challenging est une chance et non un risque. D’après les observations réalisées durant nos séances de cérémonie à psilocybine, seule 1 personne sur 20 (environ 5%) traverse ce type d’expérience. Du fait de la présence des facilitateurs, ces expériences challenging sont toujours fructueuses et limitées dans le temps. Notre méthodologie permet de sécuriser le périple à travers l’esprit en posant plusieurs balises de sécurité :

Le “Set and setting”

L’état d’esprit et l’environnement dans lequel la substance est consommée, sont primordiaux. Pour favoriser le bon état mental, on recommande généralement un travail préparatoire impliquant des discussions avec les facilitateurs d’une retraite psychédélique autant qu’une introspection (ou même une thérapie). Le phénomène est simple : plus on comprend ce qu’on vient chercher dans l’expérience psychédélique, plus on connaît les épreuves de sa vie, moins le voyage psychédélique est susceptible de devenir éprouvant.

Le “set and setting” s’appuie aussi sur la disponibilité du guide ou du facilitateur. En cas de coup dur, un facilitateur peut complètement changer la nature d’une expérience difficile en offrant soutien, écoute et présence. Curieusement, il suffit souvent qu’un facilitateur prenne la main du participant pour l’aider à traverser l’expérience challenging.

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Le Travail du Facilitateur avant le Trip Psychédélique

Le facilitateur / facilitatrice joue un rôle crucial pour contourner le Bad Trip. Son travail débute bien avant l’ingestion de toute substance psychoactive. On attend d’un bon facilitateur qu’il soit capable de créer un environnement sécurisé et confortable. Pour cela, il établit un climat de confiance entre lui et les participants, et au sein du groupe. C’est dans les réunions collectives et dans les entretiens un à un qu’il va réaliser ce travail de préparation.

Le set-up du Trip Psychédélique

Ensuite, pendant le trip, le participant est coupé des nuisances extérieures, complètement concentré sur ses états internes : un bandeau sur les yeux, une musique évocatrice et inspirante préparée pour l’occasion.

À ses côtés, l’équipe assure une présence stable et rassurante, navigant entre un rôle d’observateur passif ou en intervenant activement lorsque les vagues émotionnelles deviennent trop intenses. Toute la finesse d’un facilitateur ou d’une facilitatrice se joue dans cette capacité à lire les besoins des participants.

Il doit permettre à l’individu de traverser son voyage intérieur en toute sécurité, offrant un soutien empathique sans jugement : 

  • Il peut aider à recadrer les pensées négatives, apaiser les peurs.
  • Il  guide parfois l’explorateur pour plonger plus profondément dans des eaux inconfortables mais révélatrices.
  • Il reste systématiquement respectueux des limites de chacun.
  • Il ne cherche ni à comprendre ni à interpréter.

Le facilitateur est également là pour aider à intégrer l’expérience post-voyage, permettant au participant de donner un sens et une structure à ses découvertes internes. Cette intégration vise à incorporer les changements dans sa vie quotidienne. Ce travail est crucial pour garantir que les insights obtenus pendant le voyage ne sont pas perdus dans l’immensité de l’esprit mais plutôt ancrés dans la réalité quotidienne de l’individu. 

Les Légendes Urbaines autour du Bad Trip

La peur de l’inconnu est quelque chose de normal. On rencontre donc souvent des mythes et des légendes urbaines qui orientent la perception populaire des bad trips.

Le point de non-retour

L’une des plus communes et persistantes est celle de l’individu qui, après un voyage tumultueux, ne retrouve jamais le chemin vers la réalité et demeure piégé dans un état psychédélique perpétuel. C’est erroné, mais on peut expliquer cette fausse croyance.

En fait, seules les personnes ayant des antécédents de psychose sévère, personnels ou familiaux, ont un risque d’altération durable de la pensée. Cet échantillon est, d’une part, réduit et surtout systématiquement écarté par précaution dans les retraites psilocybine. Le phénomène n’a rien à voir avec le Bad-Trip, puisqu’il peut survenir, chez les schizophrènes par exemple, même en l’absence d’expérience challenging.

Le saut de l’ange

D’autres récits racontent des histoires d’utilisateurs croyant pouvoir voler, les menant à des actes dangereux et parfois mortels. On peut imaginer que les conduites à risque existent, comme avec l’alcool ou les benzodiazépines, mais elles restent marginales.

De toute façon, pour des raisons de sécurité autant que d’évolution personnelle, il est strictement recommandé de ne consommer des psychédéliques qu’en présence d’une personne expérimentée et de confiance. Nous devons tous faire preuve de prudence et de vigilance sans masquer les expériences positives ou transformatrices. La connaissance reste la meilleure option pour construire des discours éclairés et laisser à chacun la possibilité de faire ses choix, qu’ils soient en faveur des psychédéliques ou non.

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FAQ about Bad-Trips

Quel risque de faire un bad trip avec des champignons magiques ?

Cela dépend du set-up. Seul, en soirée ou avec une préparation insuffisante, le risque existe. À l’inverse, dans une retraite psychédélique tout est conçu pour qu’il ne puisse pas y en avoir.

Quel risque de faire un bad trip pendant une retraite ?

Sur le lieu de retraite, il est quasiment impossible de faire un bad-trip. Nous n’en avons jamais vu. La raison est simple : tous les facteurs de stress physique et psychologique sont éliminés pour que les participants puissent exprimer leur vulnérabilité sans crainte. La présence des facilitateurs permet de sortir de toute situation trop inconfortable en quelques instants.

Comment sortir d’un bad trip ?

Pour aider quelqu’un à quitter un trip angoissant, il faut commencer par lui faire boire de l’eau fraîche. S’il le souhaite, lui prendre la main et lui parler de choses très concrètes comme son travail, sa passion, sa famille ou même de nourriture. Après quelques minutes, il est possible de l’accompagner en extérieur pour marcher. Tant que la personne est sous l’effet des psychédéliques, il faut cependant éviter les anxiolytiques, l’alcool ou l’analyse des images traumatisantes.

Combien de temps dure un bad-trip ?

Dans un contexte festif, un bad trip aux champignons hallucinogènes se déroule en 2 étapes : l’effet purement hallucinatoire dure entre 30 et 90 minutes. Ensuite, il y a une période de grande vulnérabilité émotionnelle qui s’étale sur 3 à 5 heures. En milieu contrôle, une expérience éprouvante dure au maximum 1 heure grâce au soutien des facilitateurs.


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